Les chiffres de la reprise
Le marché résidentiel français sort de deux années de correction. Selon les Notaires de France, environ 945 000 transactions de logements anciens ont été enregistrées en 2025, en hausse de 12% sur un an. C'est encore 25% sous le pic de l'été 2021, mais la tendance est claire : les acheteurs reviennent.
Côté prix, la stabilisation est confirmée. Le prix moyen en France ressort autour de 2 930 €/m² début 2025. Les Notaires de France projettent, sur la base des avant-contrats à fin février 2026, une hausse d'environ +1,4% pour les appartements et +0,4% pour les maisons en métropole. En Île-de-France, la reprise est plus marquée : +1,7% pour les appartements, +1,5% à Paris.
Les taux de crédit se stabilisent. Selon CAFPI, les taux moyens début 2025 se situaient autour de 3,16% sur 20 ans et 3,26% sur 25 ans. Mi-2025, les taux négociés descendent autour de 2,95% sur 20 ans. Pour 2026, le consensus est une stabilisation autour de 3,1% — suffisant pour redonner de la visibilité aux projets d'investissement.
La réforme DPE : 850 000 logements reclassés
Au 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité dans le DPE passe de 2,3 à 1,9. Concrètement, la consommation d'énergie primaire calculée baisse de 17 à 20% pour les logements tout-électrique.
Résultat : environ 850 000 logements classés F ou G sortent du statut de passoire énergétique sans travaux. Certains gagnent une à deux classes DPE d'un coup. Sur un parc total de passoires estimé entre 4,8 et 5,8 millions de logements, c'est un reclassement massif.
Pour les professionnels du patrimoine, le double effet est immédiat. Des biens redeviennent éligibles à la location et à l'investissement. Et les investisseurs vont avoir besoin d'accompagnement pour comprendre ce que ce reclassement change sur la rentabilité de leur projet.
Le vrai coût d'un lead investisseur en 2026
La reprise va relancer mécaniquement la génération de leads. Mais le volume seul ne fait pas la performance. Voici ce que coûte un lead investisseur aujourd'hui, selon les benchmarks marché :
- Lead froid (formulaire simple) : 20 à 50€, taux de conversion 5-10%
- Lead tiède (simulateur, projet défini) : 40 à 80€, conversion 15-25%
- Lead chaud (pré-qualifié, scoring) : 60 à 130€, conversion 25-35%
- Lead ultra-qualifié (RDV confirmé) : 150 à 300€, conversion 40-50%
Exemple concret : une campagne à 15 000€ génère 200 leads, dont 50 réellement qualifiés, pour 15 clients signés. CPL brut de 75€, coût par client acquis d'environ 1 000€. Face à une valeur client sur 10 ans estimée entre 50 000 et 150 000€ en gestion de patrimoine, le retour sur investissement est considérable — à condition de qualifier correctement.
C'est précisément là que la différence se fait. Un lead à 100€ est rentable dès qu'il génère plus de 3 000€ de chiffre d'affaires. Mais un lead mal qualifié à 30€ qui ne convertit jamais est de l'argent perdu.
Ce que ça implique pour les professionnels
Avec la reprise, la concurrence entre fournisseurs de leads va s'intensifier. La différence ne se fera pas sur le volume mais sur trois critères : la qualité du scoring, la conformité RGPD de la collecte, et la profondeur de la segmentation.
Les professionnels qui s'appuient sur des bases propriétaires — construites sur de vraies interactions avec des investisseurs, pas sur du rachat de fichiers — auront un avantage structurel. Savoir distinguer un primo-investisseur en recherche active d'un multipropriétaire en diversification, c'est ce qui transforme un CPL en client.
C'est le positionnement qu'Adomos construit depuis 25 ans et accélère avec l'acquisition de SLS Data début 2026 : 40 millions de profils exploitables, scoring avancé, conformité auditée sur l'ensemble de la chaîne.